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Culture Clown n°15

Février 2009

Le clown et le politique
Le founambule de la diagonale poétlitique

  • Culture Clown n°15

    Février 2009

    Le clown et le politique Le founambule de la diagonale poétlitique

    SOMMAIRE n°15

    Édito : Présence poétique et fonction politique des clowns. (J.B. Bonange)

    Repères

    • Le clown provoque une envie de se libérer (S. Martin)
    • Le clown politique ?
      Ne pas confondre le personnage et son créateur (Y. Dagenais)
    • La sortie est au fond de l’impasse !
      Point de vue d’un improvisacteur poétlitique (B. Azam)

    Rétroviseur

    • 1975. Naissance du "clown atomique" à Malville
      Le rire politique comme exercice de doute (J. Kergrist)
    • 1979. Un clown dans des manifestations syndicales
      Trouver la diagonale du fou (J.B. Bonange)
    • 1991. Clowne au Parlement suisse
      Gardi Hutter, bouffonne de la démocratie (C. Oudart)

    Coups de projecteur

    • Cirque Bobof, "Peu Gyalo, le Tibet vaincra”
    • Faire rire de la bêtise humaine Interview de Pascal BOFFY (M. Andreolletti)
    • Trois compagnies de clowns en intervention sociale
      Situations de violence et regard poétique du clown (B. Sylvander)

    Zoom sur les Artivistes

    • Les Clowns à Responsabilités Sociales (CRS)
      Des électrons libres pour agiter les consciences Interview de Sophie CONTAL (B. Forêt)
    • Politiclown et clownéthique
      La vie de comédien est une prise de risque (J. Barbaroux)
    • Au Forum social mondial
      Clowns vecteurs d’espoir (J.P. Besnard)

    Arrêt sur images

    • Deux clownes dans une rencontre sur Mai 68
      La nécessité joyeuse du “faire avec” (F. Godoy et C. Oudart)
    • Un atelier clown en Albanie
      Le retour du refoulé politique (M. Kerloch et G. Julien)

    Arrêt sur livres

    • Éloge du " rire de résistance"
      Libres propos à partir du livre de Jean-Michel RIBES (O. Grippon)
    • La pitrerie comme source de renouvellement militant
      Lire "Les nouveaux militants" de Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould
  • Edito

    Trois remarques préliminaires. Dire d’abord que traiter les politiciens de "clowns", comme on l’entend parfois, nous semble peu respectueux des clowns... Ensuite que mettre un nez rouge pour marcher dans une manifestation ne fait pas apparaître un clown, personnage de fiction, mais fait plutôt voir un manifestant joyeusement affublé d’un nez en plastique... Enfin que, dans le titre de ce dossier, "le" placé devant "politique" n’est pas une coquille puisque nous voulons voir comment les clowns se confrontent non pas à "la" vie politique mais au politique qui concerne l’organisation de la vie des hommes en société. Avez-vous remarqué que de plus en plus de spectacles clowns et de compagnies de clowns d’intervention sociale sont en prise avec les enjeux politiques actuels (pouvoir, écologie, travail, consommation, exclusion, santé, violence, etc.) ? Ce dossier le confirme en s’intéressant à des acteurs-clowns qui font du " founambulisme " dans le champ du politique, ce qui est tout à fait périlleux... et revigorant ! Car, en ces temps de crise(s) aiguë(s), il est bon de retrouver le paradoxe d’Erasme 1 à propos du " fol-sage " : si le monde est fou, écoutons le fol chez qui la vérité trouve refuge ! Populaire et présent sur le terrain social depuis les années 70, le clown est sans doute celui qui s’inscrit le mieux dans cette lignée historique des fous et des personnage comiques des places publiques. Comme le Joker des jeux de cartes, il est porteur d’ambiguïté (il s’insère dans le jeu et, en même temps, il transgresse les règles) et d’imprévisibilité (on ne sait jamais ce qu’il va faire ou subir).

    Le clown ne marche pas droit. Son déséquilibre fondamental le pousse à traverser le champ politique en diagonale. Oscillant entre l’empathie et la prise de distance, il est le spécialiste du pas de côté et du renversement des points de vue. Son décalage authentique lui confère le privilège du rire, tout en ciblant le cœur des questions politiques... et en touchant ceux à qui il s’adresse. Vous en trouverez bien des exemples dans ces pages.
    Ce qui fonde le clown, c’est sa différence de façon d’être et de place sur la scène sociale par rapport aux autres participants : il s’inscrit avant tout dans l’ordre du symbolique. Il symbolise à la fois la " société négative " 2, celle des faibles et des exclus, et la liberté, celle des humoristes et des poètes !

    Sa présence poétique passe par le concret du corps, de l’objet, de l’acte métaphorique, du langage jaillissant... Aussi, à travers les témoignages d’acteurs-clowns rassemblés dans ce numéro, il est intéressant de voir si et comment chacun arrive à différencier ses choix "politiques" personnels et le positionnement décalé du clown qu’il incarne ? Une question (rouge) transverse en fait ce dossier : quel travail créatif fait l’acteur pour se tenir en équilibre sur le fil instable du poétlitique ?
    Découvrez les " repères " proposés par deux de nos compagnons de route 3 (metteurs en scène et formateurs de théâtre et de cirque) et par un acteur de la mouvance des " artivistes " 4. Regardez dans notre " rétroviseur ", les actions historiques de trois pionniers du lâcher du clown dans des événements de la vie démocratique. Suivez nos " coups de projecteurs " sur un spectacle consacré au Tibet et aux JO de Pékin (Cirque Bobof ) et sur trois compagnies de clowns en intervention sociale ( Tamponnez , Ticasa , Bataclown ). Plongez dans notre " zoom sur les artivistes " et sur leurs méthodes scéniques d’agitateurs de conscience ( Clowns à Responsabilités Sociales , Détourmend’fon , Caravane Théâtre ). Enfin, prolongez le voyage avec nos deux nouvelles rubriques " arrêt sur images " et " arrêt sur livres "... et avec le " bonus " spécial placé dans le Bouillon .

    Les diverses pratiques de clown présentées dans ce numéro témoignent, encore une fois, d’une belle inventivité sur le registre d’un jeu parodique, critique et régénérateur qui ouvre " des passages signifiants " (M. Serres) dans la compréhension du monde. Et, surtout, on y perçoit que le clown, double dérisoire de l’homme, remet l’être humain et la vie au centre du politique. Venu de la périphérie, il remplit dans la vie sociale une fonction de signal d’alarme salutaire et réjouissant.

    1 En 1511, Erasme publie Eloge de la folie .
    2 Lever, M. Le sceptre et la marotte . Fayard, 1983.
    3 S. Martin et Y. Dagenais qui ont participé aux Journées de Culture clown (cf. notre N°12).
    4 Ce numéro de Culture clown se révèle fertile en néologismes qui permettent de combiner deux termes en un, comme " artiviste " (artiste activiste) qu’on trouve, ici, chez plusieurs auteurs mais aussi dans le N°3075de Télérama du 20/12 2008 (dans l’article de Samuel Gontier, " La politique du pitre ", consacré à la Brigade activiste des clowns ).


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  • Repères

  • Le clown provoque une envie de se libérer

    Serge Martin (Ecole de théâtre Serge Martin, Genève)

    Quand le clown tombe sous le choc de l’incompréhension, sa vérité se révèle. Sans solution, sans abri, entièrement atteint, il est près de disparaître. N’est-il pas alors la personnification de l’exclu ? ou encore la représentation de la chute vertigineuse de notre conscience ? la part la plus intime de chacun d’entre nous ? Naïvement, le clown croira à nouveau, il découvrira à nouveau, et ainsi s’en sortira. Il oubliera ce qui pouvait le détruire. Pas de cicatrices, le voici neuf une nouvelle fois. Nous rions du ridicule que cette naïveté suscite chez lui, mais nous l’aimons ce prochain. Alors, oui, cette relation au clown a une fonction politique.
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  • Le clown politique ?

    Ne pas confondre le personnage et son créateur

    Yves Dagenais (Ecole nationale de cirque de Montréal)

    Mais tout est politique ! comme le disaient assurément mes profs de philo. Tout est politique, donc le clown est politique ! diront les plus cartésiens. Il est avant tout un personnage profondément complexe, donc fermement psychologique ! réfléchiront les freudiens. Mais le clown ne pense qu’à s’amuser ! affirmeront les épicuriens. Bof , on s’en fout ! répondront les bons à rien. Il y a matière à réflexion. Avant de répondre à la question, à savoir si le clown est, peut être, devrait être, ou pas, politique, je crois, à mon humble avis, qu’il est important d’ajouter certains points à la réflexion.
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  • La sortie est au fond de l’impasse !

    Point de vue d’un improvisacteur poétlitique

    Bonaventure Azam

    Je-u me présente : Bonaventure, êtriste joyeux, si possible. J’utilise mes légères compétences d’ improvisacteur pour intervenir en clown dans des manifestations de rue, au cinéma lors de discussions autour d’un film, en réunion dite culturelle (quand j’entends le mot culture, je sors mon nez de clown !)... Depuis quelques temps, j’expérimente la pratique de Cirkonfèrences , en bouffon, dans les rencontres inter-SEL (système d’entraide local), les rencontres d’objecteurs de croissance, d’écologistes radicaux, etc. Les personnes présentes sont amenées à être spectacteurs de la bouffonne conférence. " Les clowns parlent toujours de la même chose, ils parlent de la faim : faim pour de la bouffe, faim pour du sexe, mais aussi faim de dignité, faim d’identité et faim de pouvoir. En fait, ils nous amènent à nous demander qui commande et qui proteste... " Dario Fo
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  • Retroviseur

  • Le rire politique comme exercice de doute

    1975. Naissance du "clown atomique" à Malville

    Jean KERGRIST (Théâtre Populaire Portatif)

    Trois images du siècle dernier dans notre rétroviseur...

    Trois images de clowns en intervention dans des contextes politiques précis (deux plus populaires -
    "à la base" - un autre plus élitiste - "au sommet") à découvrir dans cette rétrospective en trois articles.
    Les deux premiers clowns - le "clown atomique" (Jean Kergrist) en 1975 et "Pissenlit" (Jean-Bernard Bonange) en 1979 - s’invitent dans l’entre-deux de manifestations protestataires en France. La troisième clowne - "Hana" (Gardi Hutter) en 1991 - est invitée dans l’antre dur du Parlement fédéral en Suisse.
    Des contextes différents mais, pour ces trois acteurs défricheurs, une façon commune de poser le clown contemporain comme successeur du Fou du roi sur les lieux mêmes de la vie démocratique ! Regards sur des actions de théâtralité clowne à forte valeur symbolique.

    Malville-1975

    En 1975, Jean Kergrist va donner un coup de main aux premiers opposants au surgénérateur de Creys-Malville. Le Ministre de l’Industrie de l’époque, maire d’une ville balnéaire de Basse Normandie, sert alors de tête de Turc. Traînant une vieille carriole dans laquelle il entasse des objets aussi hétéroclites qu’une vieille cuvette, des tapettes à souris, un tuyau à gaz, un pulvérisateur, qui lui servent à illustrer ses railleries, il tourne en dérision les propos du Ministre, déclenchant le rire des spectateurs. De là naît un véritable spectacle et le nom de "Clown atomique".

    Le projet d’implantation d’une centrale nucléaire près de la pointe du Raz au printemps 1980 fait monter le Clown atomique en puissance : il participe aux manifestions à Plogoff. Il joue devant et pour les CRS : des rouleaux de papier peint lui servent de registres d’enquête d’utilité publique et à rédiger des diplômes qu’il glisse sous les bras des CRS : "Tout garde mobile qui conserve son diplôme sera exempté de pavés dans la figure". La scène est même filmée dans "Des pierres contre les fusils".


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  • Trouver la diagonale du fou

    1979. Un clown dans des manifestations syndicales

    Jean-Bernard BONANGE

    Pissenlit, Toulouse 1979
    Après toute une expérience de création en pantomime et en théâtre gestuel puis après ma plongée " à la recherche de mon propre clown ", je devins un acteur-clown porteur enthousiaste du virus du clown et enclin à le disséminer, que ce soit par le spectacle de clown-théâtre ou par la formation. Mais j’ai eu aussi, très tôt, le désir de sortir des lieux de spectacle et de stage pour introduire l’esprit du clown dans la vie sociale. En 1979 (il y a déjà trente ans !), à l’occasion d’une manifestation syndicale qui se déroulait devant la gare de Toulouse, je me lançais dans l’inconnu... Il faisait beau et il y avait là des centaines d’enseignants rassemblés en sitting à l’occasion du passage du Ministre de l’éducation nationale dans "le train de l’éducation" qui faisait escale dans la ville rose. Sans rien demander à personne, j’y suis allé en tant que clown !

    L’occasion faisant la larron, Pissenlit est alors apparu au cœur de cette manif sédentaire. C’était excitant, risqué et complètement inédit pour moi... et ce fut aussi une vraie "première" pour ces manifestants et ces policiers qui allaient devenir le "public" ravi d’un électron libre lâché dans un champ de forces politiques.


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  • Gardi Hutter, bouffonne de la démocratie

    1991. Clowne au Parlement suisse

    Claire OUDART

    Gardi Hutter
    C’était en 1991, en Suisse dans la capitale, Berne, au Palais fédéral. Cette année-là, nous fêtions les 700 ans de la Confédération helvétique. Gardi Hutter, notre clowne femme nationale, fut invitée au Parlement par les politiciennes réunies pour fêter les 20 ans de l’entrée de la première femme en politique nationale. Comme partout, l’égalité entre hommes et femmes a encore du chemin à faire et nécessite patience et intelligence. Par son intervention, Gardi a fait faire un saut vers elle... Dans son personnage Hanna enlaidie à ravir, elle a déboulé dans la grande salle parlementaire, en femme de ménage, priant de vider les lieux pour la laisser travailler...
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  • Coups de projecteur

  • Cirque Bobof, "Peu Gyalo, le Tibet vaincra”

    Faire rire de la bêtise humaine

    Interview de Pascal BOFFY (Bobof) - par Myriam ANDREOLETTI

    Peu Gyalo - photo : Christian Naegly
    Au Fil des Images
    Pas banal de découvrir un spectacle de clown de cirque sur un thème aussi sensible et politique que la cause tibétaine, juste avant les Jeux olympiques prévus à Pékin ! Le titre du spectacle est sans détour : "Peu Gyalo, le Tibet vaincra". Alléché par le titre et l’affiche, il nous restait à découvrir le spectacle et le bonhomme ! Sur les deux, nous avons eu le second : il s’est rendu disponible pour nous parler de son parcours et de sa dernière création. Il s’appelle Pascal Boffy alias BOBOF. Il est originaire de l’Est de la France et a déjà parcouru le monde entier... ou presque !
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  • Trois compagnies de clowns en intervention sociale

    Situations de violence et regard poétique du clown

    Bertil SYLVANDER

    Cet article a pour but de tenter de comprendre, en partant de l’expérience concrète de quelques compagnies de "clown intervenant social", ce qui se joue de "poétique" dans une improvisation clown, lorsqu’elle aborde le domaine du "politique". Est-ce le hasard qui m’a guidé dans ma petite enquête : les différentes expériences 1 que j’ai collectées concernent les phénomènes de violence… Etrange, non ? Après avoir constaté cela, j’ai fait le rapprochement avec une conférence que j’ai entendue récemment, prononcée par Daniel Favre 2 spécialiste des phénomènes de violence à l’école. Curieusement, j’ai trouvé que cet apport théorique permettait de faire un lien intéressant avec le regard poétique du clown sur les situations de violence. Le processus du jeu de clown se focalise très précisément sur les phénomènes identifiés par ce chercheur comme étant caractéristiques des phénomènes violents. Voyons tout cela d’un peu plus près.

    1 Expériences des " Tamponnez " (merci à Rosetta Arcuri, Isabelle Bedhet, Agnès Buffet, Christian Bugeda et Pascale Gondebeaud !), de " Ticasa " (merci à Catherine Lucas-Lopez et à Valérie Muzzetti !), des " Clownanalystes du Bataclown " (merci à Charles Gimat et Chris Rosier !).
    2 Chercheur à l’IUFM de Montpellier. Daniel Favre. Transformer la violence des élèves .. Paris, Dunod, 2007.


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  • Zoom sur les Artivistes

  • Les Clowns à Responsabilités Sociales (CRS)

    Des électrons libres pour agiter les consciences

    Clermont Ferrand 2006

    Interview de Sophie CONTAL par Béatrice FORET

    Elle ne mâche pas ses mots, Sophie Contal ! L’énergique initiatrice des C.R.S, à Riom, tout près de Clermont-Ferrand, évoque l’aventure du groupe né spontanément en 2005. Après des débuts en fanfare et une série d’actions assez médiatisées, un essoufflement se fait sentir, comme pour d’autres mouvances d’artivistes .
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  • Zoom sur les Artivistes

  • Politiclown et clownéthique

    La vie de comédien est une prise de risque

    Jean BARBAROUX (Cie Détourmend’fon)

    Spectacle AC/déchets
    J’ai crée la Compagnie Détourmend’fon en l’an 2000, après avoir ressenti un besoin profond d’exprimer des actes artistiques et politiques par le moyen du clown-théâtre. Exprimer des propos dit "politiques" était plus facilement abordable pour l’adhésion du public par le biais du rire et grâce à la prise de distance apportée par un clown en direct ! En tant que comédien ayant partagé la dureté de certains sujets politiques dans des pièces de théâtre, je ne voulais plus jouer ces mises en scène violentes dans la noirceur réaliste, n’offrant au spectateur qu’un appel désespéré ! Je souhaitais libérer les spectateurs et prendre ce recul par les délires de mon clown qui sommeillait alors en moi (longue gestation, et prise de conscience, expérience… )
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  • Clowns vecteurs d’espoir

    Au Forum social mondial (Bombai, Porto Alegre)

    Jean-Pierre BESNARD (Caravane Théâtre)

    Photo Caravane Théâtre
    Le clown, pour ce qu’on en connaît et qu’on en pratique, a d’évidence sa place dans les événements du monde. Avec son gros nez plein d’espoir et de malice, il se doit d’aller flairer ce qui se trame de mieux là où s’invente l’avenir. C’est un citoyen du monde, un acteur du social. C’est dans cet esprit que Caravane théâtre est allé à deux manifestations du WSF à Bombai en 2002 et Porto Alegre en 2004. Participer au Forum social mondia, c’est aller à la rencontre de ceux qui cherchent d’autres modes du vivre ensemble, c’est recharger ses capacités d’indignation, partager ses doutes et ses certitudes (pour les clowns, c’est un besoin).
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  • Arrêt sur images

  • La nécessité joyeuse du “faire avec”

    Deux clownes dans une rencontre sur Mai 68

    Florence GODOY et Claire OUDART (Fil rouge)

    Marelle et Sarazine
    Du 6 au 24 mai 2008, à la Maison de Quartier de la Jonction à Genève, plusieurs manifestations ont été organisées pour célébrer les 40 ans de Mai 68 sous le titre " Mai 68, des valeurs à ne pas mettre en quarantaine ". La rencontre avec les auteurs du livre " Les nouveaux militants " Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould, tombait à pic et nous avons ainsi pu mettre notre premier grain de sable dans le circuit des nouvelles formes d’intervention sociale par les clowns. Ce fut un "baptême du feu" pour nos clownes Sarazine Zinc et Marellle Lentonoir .
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  • Un atelier clown en Albanie

    Le retour du refoulé politique

    Mélanie KERLOCH et Guilhem JULIEN (Clownenroute)

    En albanie-juillet 2008
    Nous sommes partis une semaine en Albanie au mois de juillet 2008 avec l’association Caritas. Nous avons participé à une rencontre de jeunes français (18-23 ans) et d’adolescents albanais (15-18ans) à Vau-Dejes (dans le nord-ouest de l’Albanie). Ces jeunes avaient pour projet d’accueillir pendant deux semaines des enfants de la commune pour des activités de loisirs. En amont de ces deux semaines, nous leur avons proposé une formation de quatre jours à l’improvisation en clown-théâtre Une improvisation a particulièrement attiré notre attention pour comprendre le lien de nos hôtes à leur histoire politique et religieuse.
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  • Arrêt sur livres

  • Eloge du " rire de résistance"

    Libres propos à partir du livre de Jean-Michel RIBES

    Odile GRIPPON

    Que dire ici du livre de Jean-Michel Ribes : RIRE (le) de résistance de Diogène à Charlie Hebdo ? Si le clown n’y apparaît que sporadiquement, le rire (de résistance) y est décliné de façon intéressante, au croisement de l’histoire, de la philosophie, de l’humour, du politique et de l’homme au sens de l’humanité. J’ai lu et parcouru ce livre dont le titre m’attirait tout particulièrement (allez savoir pourquoi !) et je vous en livre des morceaux choisis accompagnés de commentaires personnels non moins choisis.
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  • La pitrerie comme source de renouvellement militant

    Lire "Les nouveaux militants"

    de Laurent Jeanneau et Sébastien Lernould

    Laurent Jeanneau est journaliste au mensuel Alternatives économiques, Sébastien Lernould est journaliste et collabore au Parisien/ Aujourd’hui en France. Avec Pierre Emmanuel Weck, photographe, ils ont publié un livre d’actualité qui décrit et questionne les nouvelles formes d’engagement et d’action politique, et offre un panorama assez complet de divers mouvements militants, à leur yeux suffisamment significatifs pour en tirer des enseignements généraux : Manif de droite, Les Enfants de Don Quichotte, Les Robins des bois, La coordination des sans cravates, Les Yes Men, Les déboulonneurs, L’Eglise de la très sainte consommation, Génération précaire, Jeudi noir, Le Réseau éducation sans frontières, etc. Une place importante est faite aux mouvements de "clowns" tels que Circa (l’armée clandestine des clowns insurgés), la B.A.C. (Brigades activistes des clowns), les C.R.S. (voir l’article p. dans ce numéro de Culture clown). Ils évoquent même, en page. 203, une séance de training du groupe de la BAC conduite par Orianne Bernard, clowne professionnelle.

    Pour vous donner envie de lire cet essai passionnant, nous publions ici (avec l’autorisation des auteurs et de l’éditeur... merci à eux !) quelques extraits de l’introduction du livre ainsi que des extraits de la conversation avec Miguel Benasayag qu’ils ont publiée en Postface.

    • Béatrice Forêt et Jean-Bernard Bonange -

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