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L’expressivité globale du clown

La parole, faux problème ?

par Bertil SYLVANDER

Bertil Sylvander (Bataclown) dans
"Le Récital"
Aujourd’hui, quand on veut aller voir un spectacle de clown au théâtre ou au cirque, on n’a vraiment que l’embarras du choix ! Situation historiquement nouvelle, pour nous au Bataclown, qui sommes devenus maintenant des anciens habitants de la nouvelle planète des clowns (!)… Car tel n’était pas le cas dans les années 70 et 80, où il fallait les chercher, les clowns ! Et la première chose qu’on peut remarquer, c’est que cette abondance de spectacles s’accompagne d’une énorme diversité des personnages, des imaginaires, des conceptions théâtrales, des types de créations, de mises en scène et de dramaturgies… si bien que toute tentative de normaliser, de réduire, de modéliser se heurterait irrémédiablement à l’échec.

Et pourtant, en regard de cette diversité, on peut parfois entendre dire, ici ou là, qu’" un bon clown ne doit pas parler ". Voilà qui est bien affirmatif et qui mérite réflexion ! Ce sera le point de départ de cet article.